Essayez de rentrer un carré dans un rond de la moitié de la taille du carré .

En presque 40 ans ma maman n’y ai jamais parvenu ,car à défaut d’être un carré je suis un carré avec une grande gueule , et venimeuse en plus .

Et bien j’ai le regret de vous annoncer que les chinois y sont parvenus.

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Guilin est certainement le paysage le plus beau de chine, le plus rentable aussi.

Pour la première fois dans ma vie je suis un produit ‘made in china’ un vulgaire jouet qu’on trimbale contre son grés à la queueleuleu dans la chaîne de fabrication ‘touriste-à-la-con’ .  j’ai bien craché mon venins à la face des petits soldas du grand leader adoré du peuple , rien ! immunisés à toute forme de rebellions ils sont insensible à la détresse et vous assomment à coup de haut parleur de propagande sur la beauté des montagnes qui ressemblent à des bonhommes de neiges, des mammouths ou des poireaux pourvus que le touriste ne se pose pas de question, pourquoi n’y a-t-il plus ni oiseau ni poissons.

Impossible de s’échapper et d’être seule , alors il faut méditer dans la foule et oublier les bobs, les shorts moches, les chaussettes grises, le blague débiles, et les odeurs de dessous de bras , s’isoler dans son ipod et regarder l’horizon qui est sens nul doute le plus beau de la planète je l’avoue .

Plus haut toujours plus haut, à la force du mollet, 1200 m d’altitude dans les somptueuse rizières de l’arrière pays, l’air se raréfie et les plouks aussi, seul les bons restent et s’émerveillent en silence, un silence qui ne plais pas a l’incontournable petit solda ‘guide’ chargé de nous conduire a l’abattoir des ‘silk factorie’ au prix de sa vie .

Seule loin de son régiment, elle a payé pour les autres. Mes compagnons pour la plus par tchèques et insurgés par défaut, se sont chargés de l’affaire. Ils ne sont plus à un communiste près et se délectent même de l’exercice.

De moins en moins docile je m’échappe je disparait du fichier … 12 h de liberté total . mon salut, grimper la montagne avec les doigts sur des rocher glissants et escarpés parmi les bambous et les fleurs odorant, ça sens le thé et la terre mouillée , l’air est lourd l’humidité suffocante , mais c’est bon ,personne ne m’ordonne de prendre la photo ici ou là , personne ne me vends de carte de tour de ‘minority’ trucs machin . je suis une évadée .

Et puis là haut, rien que le soleil rouge sang dans une brume grise 360 dg de beauté presque intacte , les hommes ont disparue dans la brume et les pics de roche majestueux s’étalent a l’infinie en dégradé de gris jade . Je sais pourquoi je suis la.

Et puis un sifflotement, une vielle chanson chinoise descend du dernier pic rocheux que j’hésite à grimper trop vertical trop dangereux, un vielle homme tout maigre avec un sourire immense déboule du rocher au ralenti avec l’élégance d’un maitre taïchi , s’approche de moi et prend mon poigné , tâte mon pouls un moment , et m’assure que tout va bien . a cet instant tout va bien dans ma vie parce que je savais qu’il serrait là et c’est pour ça que je suis montée.

Quand je suis partie de gouangzhou j’ai dit a Su ‘I have to go to the mountain because something is waiting for me’ ….

guilin